Aides si votre enfant est handicapé

13/09/2017

 

Les parents espèrent le meilleur pour leur enfant et la santé. Triste vérité, elle n’est pas toujours au rendez-vous. Ce n’est pas pour autant que le père ou la mère aimera moins son enfant, bien au contraire. Cependant, le travail et les ressources des parents sont davantage sollicités lorsqu’ils ont un enfant handicapé. Le handicap peut être mental et résulter d’une maladie comme la trisomie. Il peut aussi être physique et provenir d’un accident ayant causé une paralysie.

De nombreux organismes permettent d’aider les parents et leur apportent de l’aide à une moindre échelle, mais de l’aide quand même.

Diagnostiquer le handicap de l’enfant

Quelle que soit l’aide sollicitée, il faut d’abord que le handicap de l’enfant soit reconnu et établi par des professionnels. Il peut s’agir d’un médecin généraliste ou bien d’un pédopsychiatre. Suite à cela, vous devrez vous adresser à une « MDPH » c’est-à-dire à une Maison Départementale des Personnes Handicapées. Elle permet d’évaluer les besoins d’un enfant handicapé et de l’orienter, mais aussi d’attribuer des droits. La MDPH transmet ensuite ses résultats à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Cette dernière est alors chargée de prendre les décisions relatives aux aides et prestations en fonction des résultats. Tout cela est ensuite retranscrit au sein du projet personnalisé de scolarisation (PPS).

Le diagnostic du handicap sert à aboutir à cette étape, celle du projet personnalisé de scolarisation. Il tient également compte de ce que désirent l’enfant et/ou ses parents.
Il ne faut pas confondre le PPS et le projet d’accueil individualisé (PAI). Le second concerne les enfants malades et précise, par exemple, le traitement que l’enfant doit prendre, ses allergies, ses intolérances…

Un enfant handicapé peut aller à l’école

À partir de 2 ans, les parents d’un enfant handicapé peuvent demander à ce qu’il soit scolarisé. Grâce à ce projet personnalisé de scolarisation, la scolarité de l’enfant sera organisée et des mesures d’accompagnement seront prévues. L’école pourra se dérouler de façon individuelle ou collective. La scolarisation individuelle se déroulera soit sans aide soit avec certains aménagements. L’enfant pourra être accompagné par des professionnels spécialisés (auxiliaire de vie scolaire pour aide individuelle ou pour aide mutualisée…). L’enfant peut également être dans un établissement ordinaire, médico-social ou suivre un enseignement à distance. Dans le cadre de l’enseignement à distance au travers du CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), des interventions à domicile par un enseignement seront possibles.

Par la suite, lorsque votre enfant aura grandi, il pourra poursuivre une insertion professionnelle dans un établissement régional adapté.

Aides sociales versées pour un enfant handicapé

Un enfant handicapé dispose de plusieurs aides financières ou non, pour lui permettre plus de conforts (article L245-1 du code de l’action sociale et des familles). L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est versée aux parents qui ont un enfant handicapé, à leur charge, de moins de 20 ans. Elle vise à épauler les parents financièrement pour éduquer, mais aussi apporter les soins nécessaires à l’enfant. C’est une des rares aides qui n’est pas subordonnée à une condition de ressources des parents. En revanche, pour être octroyée, le taux d’incapacité de l’enfant doit être d’au moins 80% ou bien comprise entre 50 et 79% s’il est dans un établissement spécialisé (article L541-1 du code de la sécurité sociale). Elle est accordée pour un an, renouvelable cinq fois, sauf aggravation de l’état de santé de l’enfant.

Le montant minimal en 2017 est de 130.12 euros par mois. L’AEEH peut être majorée en fonction : du revenu des parents !
Sont également pris en compte les frais résultant de l’état de santé de l’enfant (article R541-1 du code de la sécurité sociale). L’enfant handicapé pourra bénéficier soit du complément d’AEEH soit d’un complément de Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Le complément PCH est octroyé à condition que la personne soit handicapée et qu’elle vive à son domicile ou en établissement dans certains cas. Il peut prendre six formes différentes. Certaines aides visent à améliorer l’aménagement matériel de la personne handicapée. Elle se matérialise de plusieurs façons ; un apport financier pour aider la famille à acheter ou louer du mobilier indispensable au handicap, une aide d’aménagement du logement de la personne handicapée ou de la personne qui l’accueille ou du véhicule utilisé par la personne.

L’aide apportée peut être physique et humaine au travers de l’assistance d’une personne pour aider un enfant handicapé, voire même animale ! Prenons l’exemple des non-voyants, ils peuvent éprouver le besoin de disposer d’un chien pour les assister dans leur vie de tous les jours.
Seuls les chiens éduqués par des centres qualifiés permettront à leur propriétaire d’en bénéficier. Ensuite, l’allocation peut être financière par la prise en charge de certaines dépenses, non remboursées par les autres aides, dues au handicap. Il existe également l’allocation journalière de présence parentale. Elle est attribuée aux parents qui cessent leur activité professionnelle pour rester au chevet de leur enfant handicapé ou victime d’un accident.

Cette aide est versée 22 jours par mois. Son montant n’est pas important, mais permet de tenir le coup quelque temps comme l’indique notre précédent article dédié aux aides sociales aux familles.

Dans l’hypothèse où l’enfant ne sera pas titulaire de l’AEEH, il ne pourra plus demander une bourse d’enseignement d’adaptation. Cette bourse était octroyée jusqu’au 31 juillet 2016 aux familles qui se trouvaient en difficulté pour scolariser leur enfant. Les bénéficiaires de cette bourse étaient les enfants placés dans des établissements spécialisés, mais aussi ceux qui devaient poursuivre des enseignements et des cours complémentaires. Il s’agissait de cours destinés à faciliter et aider l’enfant pour s’adapter dans la vie scolaire. Le dossier devait être récupéré directement à l’école où se trouve l’enfant. La dernière aide sociale sera versée aux parents d’un enfant handicapé une fois ses 20 ans fêtés. S’il vit toujours avec vous, il pourra être pris en compte pour calculer votre aide au logement. Tel sera le cas s’il dispose d’une infirmité d’au moins 80% ou qu’il est reconnu comme étant inapte au travail, ou enfin, s’il détient une carte d’invalidité. Les revenus de votre enfant seront également une condition d’obtention.

Le SESSAD intervient auprès d’un enfant handicapé

Le Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) est une aide apportée qui prend une tournure autre que financière (article L351-1 et suivants du code de l’éducation). Pour en bénéficier, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) doit avoir reconnu le handicap touchant l’enfant. Il décidera également de quel service il a besoin.

Le SESSAD aide l’enfant handicapé à s’intégrer à l’école et même à devenir indépendant petit à petit. 

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